Le SEL, comment ça marche ?

À la différence des services que l'on se rend de manière bilatérale, entre voisins ou entre amis, le SEL permet de s'acquitter de sa dette, non pas directement avec la personne qui nous a rendu le service, mais avec n'importe quel autre membre du SEL. Le SEL fonctionne donc tout autant comme une mise en réseau des savoirs, des services possibles et des biens disponibles, que comme la nouvelle "place du village" où l'on prend des nouvelles des proches mais aussi où l'on se donne rendez vous, qui pour le coup de main à la toiture, qui pour garder le petit dernier ou aider le fils ou la fille de la voisine à réviser ses leçons d'anglais.

 

Après avoir utilisé pendant quelques années des coupons qui se présentaient un peu comme de la monnaie de monopoly, le SEL a opté pour un autre système de comptabilité des échanges. Aujourd'hui, chaque seliste reçoit son carnet de J.E.U. Cette curieuse appellation signifie simplement « Jardin d'Echanges Universel ». C'est un mode de comptabilisation des échanges assez généralement accepté dans tout les SELs de France et de Navarre, qui élimine d'un coup l'obligation d'une fonction comptable régalienne et centralisatrice au sein du conseil d'animation.

 

Chaque seliste est autonome et inscrit avec son partenaire d'échange, qui un débit qui un crédit. La confiance est le socle de ce système. L'adhésion au SEL du Golfe du Morbihan est la garantie pour des personnes étrangères que l'on est partie prenante de cet engagement éthique. C'est à chacun de ne pas se comporter en consommateur mais bien de chercher à tout moment et de toutes les manières possibles à équilibrer les débits et les crédits.

 

La pérennité des SELs tient dans cette confiance collective, sachant par ailleurs que personne ne porte individuellement le débit des autres mais aussi que l'on ne peut trouver de services et de biens que si chacun de nous, chaque jour donne de son temps et de ses savoirs.